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    Désert

     

    Nous marchions doucement, en mesurant nos pas
    Enfonçant nos sandales dans le sable brûlant
    Nos foulards bien noués pour protéger du vent
    Les replats et les dunes rythmant notre convoi.

    Pas un mot ne venait briser nos solitudes,
    Nous restions très groupés mais chacun dans ses rêves
    Le désert nous berçait d’une douce quiétude
    Dont seul un oasis brisait parfois la fièvre.

    Tout n’était qu’infini et immense beauté,
    Chaque courbe de dune était pure merveille
    Les ombres sous nos pas doucement s’allongeaient
    Donnant à nos burnous des formes irréelles. 

    Et parfois s’élançait le long cri d’un chameau
    Qui rompant le silence annonçait un point d’eau.
    Nous descendions, boitant, de nos fières montures
    Pour reposer un peu nos corps à cette eau pure.

    Puis arrivait le temps de dresser campement
    Et d’offrir à nos ventres, creusés par la fatigue
    Quelque repas frugal, mêlé de quelques figues
    Avant d’aller dormir le nez au firmament.

    Et là, un court instant, avant de s’assoupir
    On regardait briller les étoiles là-haut
    La vanité du monde nous semblait pur délire
    Le grand désert de sable nous lavait de nos maux.
     
    © Marie Le Corre, 6 avril 2006

     

    Pour celles et ceux qui le souhaitent, en cliquant sur le lecteur de musique, on peut écouter mon poème lu par une amie sur une radio bretonne où il a été diffusé en 2006.

     


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