• Vent fripon

     

    Vent fripon

     

    Son souffle, à peine un voile, a baisé ma peau d’ambre
    Comme une bouche douce, se posant papillon
    Et dans mes cheveux courts j’ai senti le frisson
    D’une main me frôlant d’une caresse tendre.

    Je me suis allongée et j’ai fermé les yeux
    Afin de ne pas rompre le charme de l’instant
    Et j’ai laissé mon corps, abandonné, heureux
    Se plier à ces mains aux longs doigts caressants.

    Mes vêtements, légers, ont soudain disparu
    J’ai senti au travers de mes paupières closes
    Le soleil fureter chaque coin de peau nue
    Plus délicatement que pétale de rose.

    Ma bouche, doucement, s’est ouverte au plaisir
    Desséchée et avide courant vers un baiser
    Que j’ai senti velours, à peine suggéré
    Mais brûlant comme braise, attisant mon désir.

    Pour ne pas briser net le charme de l’instant
    J’ai ré-ouvert les yeux avec timidité
    Et me suis aperçue, qu’en mon rêve éveillé
    Les caresses reçues étaient celles du vent.

    © Marie Le Corre, 1er septembre 2006

     

    « Une femme avec une femmeDanse ballerine, danse ! »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 29 Septembre à 07:34

    le vent comme une caresse amoureuse qui emplit de plaisir je t imagine dans les déserts que tu as visité et que l air chaud voir brûlant  caresse la peau ce doit être une réelle sensation de bonheur merci pour ce moment

      • Vendredi 29 Septembre à 10:05

        Souvent dans le désert on se couvre de vêtements pour éviter les brûlures du soleil et je ne conseille à personne de tenter une petite sieste tout nu, au risque de se retrouver cuit à point comme un homard grillé

    2
    Vendredi 29 Septembre à 09:35

    Le vent est plein de tendresse, pour qui sait l'apprécier yes

    3
    Claire Mével
    Vendredi 29 Septembre à 10:07

    Encore un très beau poème dans lequel il n'y a pas que le vent qui soit un peu fripon. J'ai tant de plaisir à lire tes rimes Marie, bisous.

    4
    Vendredi 29 Septembre à 10:09

    Ton poème me fait penser à mes séjours au Maroc... et aux balades que nous faisions à dos de chameau. Mais quand le vent se lève, c'est rarement un vent doux et caressant, il envoie le sable partout et les vêtements et lunettes ne sont jamais suffisants. On rêve en te lisant.

    5
    Vendredi 29 Septembre à 10:10

    Un très beau poème dépaysant et très agréable à lire avec son petit brin de sensualité.

    6
    Micky et JP
    Vendredi 29 Septembre à 15:44

    Voilà un bien joli rêve... dont il doit être difficile de se réveiller. Bisous.

    7
    Vendredi 29 Septembre à 15:46

    Un zeste de sensualité qui nous fait revivre l'été et les rêves que l'on fait parfois entre sommeil et éveil quand on est allongé au soleil sur une plage et que doucement un souffle de vent vient troubler notre bronzette.

    8
    Vendredi 29 Septembre à 17:16
    Le vent sait se faire tendre, juste une caresse sur la peau et son bruissement dans les feuillages conduisent au rêve éveillé.. Beaucoup aimé ce poème
    9
    Yann Quilmeur
    Samedi 30 Septembre à 06:21

    Et vite vite avant de partir un petit tour sur ce poème coquin mais très joliment écrit... comme toujours.

    10
    Samedi 30 Septembre à 06:22

    J'adore, c'est très bien écrit, un beau poème tendre et sensuel en même temps. Ah le vent, quel coquin!

    11
    Samedi 30 Septembre à 07:42

    Une jolie caresse!

    12
    Linda Weber
    Samedi 30 Septembre à 09:11

    Après un petit tour dans ta balade montagnarde, me voici pour prendre le soleil et le vent coquin avec tes mots. J'aime beaucoup la petite touche de sensualité de ce joli poème.

    13
    Samedi 30 Septembre à 09:19

    Un magnifique poème sensuel sur ce vent un peu taquin Marie..

    Merci de ton passage sur la page " voyage " et à très bientôt kenavo..

    14
    Maya
    Samedi 30 Septembre à 09:58

    Je l'aime bien ce vent fripon et tes mots pour le raconter. Je t'embrasse.

    15
    Samedi 30 Septembre à 18:02

    Bonjour chère Marie,

    De la sensualité à fleur de peau dans ce poème, c'est le cas de le dire, comme il arrive de l'écrire aussi mais pas assez quand celle-ci a pour amant.... le vent !

    Mes bravos attendris.

    Je t'embrasse pour un excellent week-end.

    Annie

    16
    Annick D.
    Dimanche 1er Octobre à 06:22

    Très joli poème Marie, le vent est vraiment fripon et ses caresses parfois trompeuses... JTB.

    17
    Andrée Fournier
    Dimanche 1er Octobre à 17:26

    Un joli poème un peu coquin, comme le vent. C'est un plaisir de vous lire régulièrement même si je suis parfois moins disponible.

    18
    Lundi 2 Octobre à 11:36

    joli poème

    un vent coquin, un vent fripon ,qui va qui vient , belles émotions

    A+ du troubadour Emmanuel

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