• Une femme avec une femme

     

    Une femme avec une femme

     

    Par touches de douceur, par leurs pressions de mains
    On devinait l’amour, tapi entre leurs gestes,
    C’était comme murmure, ou comme une caresse
    Qu’aurait poussé le vent sur la plaine au matin.

    Le sable recueillait les traces de leurs pas,
    Comme si leur passage devait rester gravé,
    Sur cette plage blanche où elles aimaient marcher,
    Abriter leur amour et se donner leur foi.

    Le mot aimer, soudain, ne se conjuguait plus,
    Seulement aux seuls genres, masculin, féminin,
    Ces deux femmes s’aimaient et moi j'étais émue
    De les voir si touchantes dans le petit matin.

    L'harmonie de deux corps de femmes enlacées
    Me semble naturelle, je n'en suis pas choquée.
    Je préfère l'amour qu'ont dit homosexuel
    A la bêtise humaine ou aux guerres cruelles.

    Il y a tant et tant de misère ici bas,
    Tant de manque d’amour et tant de cruauté,
    Que voir parfois deux femmes ou deux hommes s’aimer
    Me touche et, je dois dire, me met le cœur en joie.

     © Marie Le Corre, 31 mars 2006

     

    « Et si les mots d'amourVent fripon »

  • Commentaires

    1
    Mercredi 27 Septembre à 05:31

    l homosexualité féminine ou masculine reste tabou quoique que maintenant on en cause mais cela reste des sujets sensibles et souvent cachés et mal vécus c est bien de traiter le sujet de superbe façon comme a ton habitude 

    2
    Maya
    Mercredi 27 Septembre à 10:55

    Je n'ai jamais jugé les homosexuels car pour moi l'important a toujours été l'amour. Je t'embrasse Marie, ce sujet est en effet bien traité dans ce joli poème.

    3
    Mercredi 27 Septembre à 10:57

    J'avoue qu'un temps je comprenais mieux l'homosexualité féminine que masculine mais j'ai appris, en côtoyant des couples hommes et femmes que l'amour était finalement la seule chose qui comptait.

    4
    Mercredi 27 Septembre à 11:15

    Tant qu'il y a de l'amour !!!

    5
    Mercredi 27 Septembre à 14:56

    Un poème tout en douceur:

    des "mots caresses" et des "mots d'amour"

    pour dire qu'aimer

    est le plus beau verbe de notre langue.

    6
    Mercredi 27 Septembre à 18:41

    Bonsoir Marie,

    Des amours plurielles mais des amours toujours ! J'ai du mal à m'y faire mais ne critique pas !

    Bravo pour ce texte et mes amitiés.

    Je t'embrasse.

    Annie

      • Jeudi 28 Septembre à 07:21

        Perso je ne suis pas attirée par les femmes mais je comprends et je sais que l'on ne choisit pas de naître attiré par son propre sexe ou par le sexe opposé

    7
    Micky et JP
    Jeudi 28 Septembre à 07:23

    Je comprends, pour moi l'amour est le plus important et on ne choisit pas de qui on tombe amoureux. Si les sentiments se commandaient, on le saurait depuis longtemps. Bisous et merci pour ce joli texte.

    8
    Phil
    Jeudi 28 Septembre à 07:24

    J'avoue avoir plus de mal à comprendre l'homosexualité masculine que féminine, comme pas mal d'hommes je crois mais je ne juge pas car chacun est libre de ses choix. Bises.

    9
    Jeudi 28 Septembre à 08:43

    J'aime ton poème tout en douceur et pudeur. Ne pas juger, voilà ce que j'aime chez toi. Bisous.

    10
    Claire Mével
    Jeudi 28 Septembre à 08:45

    Un sujet peu évident à traiter et que tu as su faire avec toute la délicatesse qu'on te connait. J'aime beaucoup ce poème Marie, bisous.

    11
    Jeudi 28 Septembre à 09:06

    Un beau regard sur une réalité toujours compliquée à assumer...

    12
    Jeudi 28 Septembre à 11:38
    On ne choisit pas l'attirance.. Seul compte l'amour que l'on donne à l'autre.
    13
    Vendredi 29 Septembre à 07:10

    POUR SOFIA

    Je suis désolée mais je n'ai pas validé vos commentaires, les messages publicitaires via mon site ne sont pas les bienvenus. Je ne suis pas un relai pub ni pour la chirurgie esthétique, ni pour quoi que ce soit d'autre

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