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    Femmes


    Elles ont de petits rires, complices ou étouffés
    Quand à quinze ans à peine surviennent les émois
    Qui font bondir leurs cœurs encore si maladroits
    Et rendent fous les hommes, avides de beauté.

    Elles sont si jolies quand tout de blanc parées,
    Elles s’accrochent au bras de cet époux choisi.
    Elles sont là, chaque instant, attentives à l’aimer
    Parce que c’est leur bonheur que de veiller ainsi.

    Elles ont le corps qui bouge et la taille plus ronde,
    Quand un enfant grandit au sein de leurs entrailles.
    Elles savent caresser les chères têtes blondes,
    Et soigner les bobos, et calmer les batailles.

    Elles ont la patience et les mots qui soulagent
    Elles savent écouter, comprendre et réchauffer
    Et être là, présentes, pour tout leur entourage
    Juste parce que leur cœur est bâti pour aimer.

    Elles se rident enfin, calmement, lentement,
    Se courbent sous le poids des ravages du temps
    Mais restent épouses et mères, ou amantes, ou sœurs
    Jusqu’au jour où plus rien ne fait battre leur cœur.

    Alors tout doucement comme petite flamme,
    Elles s’éteignent et s’en vont rejoindre la douar.
    Mais ce qu’elles ont vécu, leur courage de femmes
    Mérite beaucoup plus que ces rimes à leur gloire.

    © Marie Le Corre, 31 mars 2006

     


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