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    Frôlements

     

    Ses mains douces et fines se posèrent sur elle,
    A l’endroit très précis où ses cheveux noués,
    Frisottaient sur sa nuque comme fine dentelle,
    En caresse de soie, tout juste suggérée.

    Il descendit ses mains et en fit deux calices,
    Dont il couvrit ses seins en un geste très doux.
    Il attendit, patient, que les pointes frémissent
    Pour les quitter, soudain, et revenir au cou.

    Puis doucement encore il effleura la peau,
    D’un timide parcours vers le ventre tendu,
    Regardant le soleil qui posait son faisceau,
    Sur les douces courbures de ce joli corps nu.

    Alors elle s’éveilla et à son tour émue,
    Elle frôla les épaules et le torse accueillant,
    D’une main décidée, mais encore hésitant
    Voulant laisser du temps au désir suspendu.

    Leurs peaux s’entremêlèrent en une valse lente,
    Leurs jambes entrecroisées et leurs mains se cherchant
    Puis leurs bouches, enfin, se firent accueillantes,
    Tendues dans leur attente et le plaisir naissant.

    © Marie Le Corre, 8 février 2006

     


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