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    A la mémoire du poète

     

    En écho à  PIERRE  j'ai voulu rendre un hommage à ce grand poète disparu un 29 novembre, en republiant un poème que j'avais écrit en 2006. La photo est la couverture d'un de mes vinyls.

     

    Il a cassé sa pipe
    Il y a bien longtemps
    Mais a laissé ses tripes
    En lieu de Testament.

    Il voulait qu’on l’Enterre
    Sur la plage de Sète
    Mais c’est au cimetière
    Qu’est notre cher poète.

    Sur  tous les Bancs publics
    Il nous a entraînés
    Et dans sa rhétorique
    Y’avait Rien à jeter.

    Avec lui nous avons
    Marguerite effeuillé
    Connu le vieux Léon
    La Jeanne et sa bonté.

    L’Auvergnat son compère
    Est Au bois de mon cœur
    Il chante la Prière
    Auprès du fossoyeur.

    Brave Margot soupire,
    Attendant La Fessée
    Et se meurt de désir
    Pour Quatre bacheliers.

    Seule Auprès de son arbre
    Marquise est énervée
    L’Orage au loin s’attarde
    Et Le Vent s’est levé.

    L’ancêtre dans son coin
    Se souvient et médite
    Au souvenir lointain
    D’la guerre 14-18.

    Le gorille ce Don Juan
    Se dit P… de toi
    Je suis un Mécréant
    Et loin d’être Le Roi.

    Le Fantôme Trompe la mort
    En pensant à Fernande
    Mais avec La Légende
    De la nonne il s’endort.

    Et Les Copains d’abord
    Gastibelza, Grand’Père
    Jeanne et Tonton Nestor
    C’est pour eux Comme hier.

    Avec Corne d’Aurochs
    Et Jehan l’advenu
    Ils partent encore en bloc
    Faire la chasse aux cocus.

    Si Cupidon s’en fout
    Brassens ce grand Bonhomme
    Qu’était pas un Voyou
    Pour moi est un grand homme.

    © Marie Le Corre, 16 juin 2006


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