•  

    Chat

     

    Tapi dans un buisson, tu peux rester fébrile,
    A surveiller, guetter, la plus petite proie,
    Prêt à bondir, soudain, d’une détente habile
    Vers celui-là ou celle qui ne se méfie pas.

    Tes yeux d’or entrouverts on peut te croire ailleurs,
    T’imaginer bien loin, au doux pays des rêves…
    Mais ce n’est qu’apparence, mon beau matou pour l’heure
    N’est que concentration, les sens en grande fièvre.

    Quand tu seras lassé du jeu que tu adores,
    Abandonné alors aux doux rayons de Râ
    Tu fermeras les yeux, relâcheras ton corps,
    Pour enfin t’endormir et rêver, mais à quoi ?

    Peut-être à des oiseaux, peut-être à des souris,
    A des chasses grandioses dont tu serais le roi,
    Ou bien à des odeurs de fleurs et de sous-bois,
    Que le vent porte au loin, au gré de son envie.

    Toi, chat majestueux, si beau en ton pelage,
    Si tendre et doux parfois à mes doigts caressants,
    Je te comprends si bien, je t’aime tellement,
    Que je ne pourrais vivre sans ton tendre entourage.

    © Marie Le Corre, 10 mars 2005

     


    15 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique