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    C'était un grand bonhomme

     

    Hommage écrit en 2006 après la disparition de Raymond Devos

     

    C’était un grand bonhomme
    Qui des mots se servait
    Et qui comme personne
    Savait les faire chanter.
    Il en attrapait un
    Et brodait à l’envi
    Sans peine, à l’infini
    Des textes sibyllins.

    Il jonglait finement
    Et sans manquer d’humour
    Avec les mots du temps
    Et trouvait sans détour
    Des situations cocasses
    Auxquelles nous confronter.
    Sa verve tant que sa classe
    Vont beaucoup nous manquer.

    Avec ces mots modestes
    Je veux lui dire adieu
    Lui dire que ce qu’il laisse
    Est un bien très précieux.
    Les modestes poètes
    Qu’assurément nous sommes
    Sont de talent bien piètre
    Face à ce grand bonhomme.

    Adieu donc, cher Raymond
    Tes mots resteront là
    Dans le cœur de ceux-là
    Qui depuis toujours ont
    Partagé de grands rires
    En écoutant ta gouaille
    Le monde est en pagaille
    Et toi tu te retires.

    Tu tires ta révérence
    Et je n’en doute pas
    Avec cette insolence
    Qui collait à tes pas.
    Tu pars vers d’autres lieux
    Déjà tes mots s’envolent
    Ils filent vers les cieux
    Des grands du music-hall.

    © Marie Le Corre, 15 juin 2006

     


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