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    Commérages

     

    Le saviez-vous, voisine, il paraît que le Pierre
    Dresse d'énormes cornes sur le front de sa femme
    On m'a dit récemment, tout près du presbytère
    Que la fille Leroy pourrait être la dame.

    En effet, chère voisine, j'ai eu le même écho
    Mais il faut se méfier avec tous ces ragots
    On a beau dire souvent, pas de fumée sans feu
    Je ne crois que ce que,  je vois de mes deux yeux.

    Saviez-vous donc aussi que le fils du crémier
    Aurait été surpris en train de se droguer
    Les jeunes maintenant ne craignent vraiment rien
    Mais la drogue, tout de même, ce n'est pas anodin.

    Oui, de cela aussi j'ai entendu parler
    Mais avons-nous le droit d'en faire courir le bruit
    Ceux qui sont sans péché ont le droit de juger
    Mais ils sont peu nombreux, c'est du moins mon avis.

    Le saviez-vous, enfin, que le curé reçoit
    Tardivement, parfois, des femmes en son foyer
    Croyez-vous qu'elles ne viennent que pour se confesser
    Où qu'il y a anguille, sous ce gros rocher là ?

    Ce que fait le curé, ma bonne, m'indiffère
    Et si chacun y trouve ce qu'il vient y chercher
    Je n'ai pas à juger, ni à faire la commère
    Et surtout pas, grands dieux, à vouloir m'en mêler.

    Même si j'avais l'heur, d'avoir été témoin
    De ce que ces ragots racontent en tous coins
    Je me garderais bien d'en faire les procès
    J'ai autre chose à faire, pour mon temps dépenser.

    Rien n'est plus dangereux que tous ces commérages
    Ils sont souvent malsains en leur stupidité.
    Chacun en ce bas monde à de quoi s'occuper
    Sans perdre de son temps avec les papotages.


     ©  Marie Le Corre, 29 juillet 2017

    « CycladesMa Bretagne »

  • Commentaires

    1
    Mardi 1er Août à 11:35

    Il manque peut-être une chute à ce joli commérage de Pie(plette)

    Et tu faisais du Jean de la Fontaine !

      • Mardi 1er Août à 11:41

        La chute c'est celui qui commère qui risque de la faire. LOL! merci de ton passage Yves

    2
    Mardi 1er Août à 11:41

    Bonjour Marie

    Que voilà de sages paroles

    Médire à tort et à travers et même en vérité ne peut que déstabiliser

    Nul n'est parfait qui pourrait voir le boomerang lui arriver en pleine figuer

    Merci de ce poème

    Belle journée

    Bisous 

    3
    Mardi 1er Août à 11:48

    Des commères il y en a toujours eu et pas que du sexe féminin. C'est un passe temps pour certains, une plaie pour les autres.

    4
    Claire Mével
    Mardi 1er Août à 11:50

    C'est bon de nouveau te lire Marie et je vois que tu as profité de ta pause pour écrire un nouveau poème. Ca sonne bien, ça fait un peu "temps passé" dans le style mais c'est hélas toujours d'actualité.  Je t'embrasse.

    5
    Mardi 1er Août à 12:32

    Il y a toujours eu et il y aura toujours des commérages. L'homme est ainsi fait qu'il n'est heureux que lorsqu'il taille des costards à ses voisins. A fuir!

    6
    Linda Weber
    Mardi 1er Août à 12:34

    Ca fait vraiment plaisir de te retrouver Marie et de se régaler de tes mots, souvent justes, parfois amusants, parfois tristes, parfois en coup de gueule. J'aime ce  poème et ton site dans sa nouvelle robe bleue.

    7
    Yann Quilmeur
    Mardi 1er Août à 18:14

    On se croirait dans la campagne du siècle dernier... quoique les papotages à mon avis ça se pratique toujours. J'aime bien ce poème en forme de dialogue.

    8
    Mardi 1er Août à 18:15

    J'ai souri durant toute la lecture, on s'y croirait. Bisous Marie et contente de ton retour.

    9
    Mardi 1er Août à 18:15

    Très amusant, je les entends ces deux papoteuses comme si j'y étais.

    10
    Mardi 1er Août à 18:44

    Bonsoir chère Marie,

    Je ne sais si tu te souviens de mon poème : "La rumeur" ?

     Je sais maintenant ce que racontent les pies qui logent dans les arbres du square devant chez moi ! Eh bien ce n'est pas très joli , joli !!!

    Tu m'as bien amusée en tout cas, une belle reprise de .... blog !

    Bravo et bises.

    Annie

     

    11
    Mardi 1er Août à 23:30

    excellent et aussi très vrai même si maintenant cela se fait via internet et réseaux sociaux ce qui rend plus brutal l impact  mais hélas d actualité

      • Mercredi 2 Août à 06:08

        C'est vrai que les réseaux sociaux sont les pires lieux de commérages de la planète. Tout y est déformé et des millions de fois plus rapidement que les cancans d'avant internet, y compris dans le domaine de la politique...

    12
    Mercredi 2 Août à 09:14

    Il y a d'abord la météo et puis les racontars, les deux épuisés que faire de la journée ?

    Dames pies après leur bavardage chercheront ce qu'elles peuvent grappiller pour ne pas dire chaparder, afin de faire bonne mine devant la gente masculine !!!!!!!

    13
    Mercredi 2 Août à 09:26
    La rumeur, une belle saloperie inventée par nous, humains.. Pourtant, il y a tant à faire ailleurs. Heureuse de te retrouver.
    14
    Mercredi 2 Août à 15:31

    Les ragots c'est de toutes les époques surtout dans les villages autrefois !

    Aujourd'hui, les médias pour moi sont les pires .... il faut toujours du sensationnel ...
    Un texte très bien écrit.
    Bises de bon début de semaine

    15
    Micky et JP
    Mercredi 2 Août à 17:41

    Un petit passage sur tes commérages pour te dire que nous sommes bien rentrés. Merci pour ces 3 jours passés près de toi avec notre Maé qui a retrouvé ses anciens potes et a été très sage. On repasse en septembre promis et ce ne osnt pas des commérages. Bisous de nous 3.

    16
    Mercredi 2 Août à 18:20

    Bonsoir Marie

    Par ici, c'est un grand sport. "Quelqu'un m'a dit que quelqu'un lui a dit qu'on..........". Des ménages s'en sont cassés.

    Bonne soirée

    Bises

    17
    Jeudi 3 Août à 03:35

    Sur internet c'est pire qu'ailleurs car sous le biais de l'anonymat, tout le monde y va de ses cancans et de ses interprétations de tout et de rien. Les réseaux sociaux sont une plaie pour ça. J'aime ton texte Marie, il est bien tourné.

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