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    Cyclades

     

    Un bleu de mer intense, parfois presque indigo
    Un ciel pur aux couleurs de l’hiver calme et doux
    Ainsi sont les Cyclades, ces îles au charme fou
    Qui dans mon cœur nomade ont trouvé un écho.

    Leurs petites ruelles, étroites et pavées
    Leurs murs vêtus de blanc, leurs sentiers escarpés
    Tout me touche en ces îles que le vent parfois gifle
    Imprégnant dans la roche la marque de ses griffes.

    Qu’elles soient sous le soleil ou baignées par la pluie
    Elles conservent un charme qui n’a aucun égal.
    Celui qui, sur leur sol, a posé ses sandales
    Au plus profond de lui, jamais ne les oublie.

    Des volets bleus azur protègent du soleil
    Cette terre bénie par la chaleur du ciel
    Un âne ici ou là transporte un chargement
    Ces îles de vacances sont dures aux habitants.

    Une femme à sa porte, toute vêtue de noir
    Arrange quelques fleurs ou balaie son trottoir.
    Avec un beau sourire, si vous la saluez
    Elle vous invitera à vous désaltérer.

    Les églises aux clochers et dômes bleus ou blancs
    Les barques colorées qui glissent sur la mer
    Le retour des pêcheurs, le vol des pélicans
    Tout chante ici la Grèce, pays de joie et fier.

    Ce que j’aime en ces îles au charme si touchant
    C’est m’asseoir à la brune face à la grande bleue
    Je fixe l’horizon à m’en brûler les yeux
    Et rêve à des voyages en remontant le temps.

    Les moulins d'un blanc pur, pour moi, ouvrent leurs ailes
    Et m’envoient les parfums des épices lointains
    Je croise en rêve Ulysse et tous ces fiers marins
    Des légendes d’Homère de la Grèce éternelle.

    ©  Marie Le Corre, 15 février 2008

     

    Je fais une petite pause  jusque début août. A bientôt.

     


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